FALCONE

Louis Montanaro

Il était une fois…

FALCONE

 

Louis Montanaro, connu aussi sous le nom d’artiste  « Falcone »,  se retrouve dès son plus jeune âge influencé par le milieu de l’art. En effet,  né d’un père peintre et sculpteur, c’est à l’âge de 3 ans qu’il réalise sa toute première œuvre dans l’atelier de son papa.  Occupant une partie de l’atelier de son père Renato, Louis est conscient de cette chance et le talent n’est pas héréditaire, c’est donc avec beaucoup de travail, de temps et de patience que Falcone arrivera à trouver sa propre marque de fabrication.

 

Né de père connu

Louis Montanaro, alias Falcone, naît il y a plus de vingt ans à Mulhouse et se plonge dès son plus jeune âge dans le bain de couleurs de son père Renato, peintre et sculpteur émérite.

Si la réputation du « padre » n’est plus à faire, l’avenir de Louis est à construire et c’est lui seul qui décidera de peindre ou non la toile blanche de sa vie.

Pourquoi Falcone ? « Pour me différencier de mon père, mais aussi parce que c’est le nom de la grand-mère, que je trouve très beau » me répond ce jeune homme que je rencontre pour la première fois et qui a l’air à la fois timide et très bien dans ses pompes.

 

 

Louis, 3 ans, artiste peintre !

« Louis vient dans mon atelier depuis tout petit, contrairement à son frère qui ne s’est jamais vraiment intéressé à cet univers. J’étais d’accord pour qu’il vienne, à condition  qu’il ne me dérange pas et qu’il ne m’empêche pas de travailler » confie Renato, qui participe à notre entretien. Il fallait bien que quelqu’un nous fasse le café.. ! Blague mise à part, il a assisté en première loge à l’évolution artistique de son fiston et constitue pour moi un témoin essentiel. « Il venait tous les mercredis, les samedis, dès qu’il avait un moment, et il a tout de suite commencé à peindre. Je lui donnais un chevalet, une toile, des pinceaux, de la peinture sur une petite palette, et je lui mettais une de mes vieilles chemises en guise de tablier, pour qu’il ne s’en mette pas partout. Un jour il m’appelle et me montre ses pieds, il s’était mis de la peinture plein les chaussettes ! Plutôt que de l’enguirlander, j’ai décidé de garder cette chaussette qui est encore accrochée dans mon atelier aujourd’hui. Et figure-toi qu’à 4 ans il vendait déjà ! Il suivait un peu mon travail et peignais sur les mêmes thèmes que moi, mais de façon complètement différente. Je me rappelle lorsqu’un client est venu me voir à l’atelier et m’a dit qu’il voulait acheter le tableau de Louis, j’étais presque vexé (rires), mais finalement il a acheté l’un des miens aussi ! Il a quand même vendu une quinzaine de petites toiles sur le thème des vaches, alors qu’il était haut comme trois pommes. Et pourtant je ne l’ai jamais forcé à créer ou à venir dans mon atelier, au contraire, j’ai toujours fait prendre conscience à mes gosses que le métier d’artiste était un métier difficile.»

 

Louis, 17 ans, artiste amoureux

Entre le collège, les devoirs, les copains, les jeux vidéo, Louis décide de faire une pause artistique pour ne se rendre que sporadiquement à l’atelier. « De toute façon papa avait été clair là-dessus, il était hors de question que j’aille à son atelier pour jouer aux jeux vidéo ou autre activité qui aurait pu le distraire dans son travail. J’ai recommencé à peindre quand j’ai rencontré ma copine, Fanny, il y a 3 ans ».

Non, les poètes maudits n’ont rien inventé… la femme est une muse et l’amour une force créatrice ! Il commence par peindre de plus grands formats et se met à la sculpture au printemps 2014.

 

Louis, 20 ans, vétérinaire ? Ça va pas non ?!

Attiré par le métier de vétérinaire, Louis s’engage dans une FAC de biologie. « Au bout de trois ou quatre mois de faculté le fiston m’annonce qu’il ne veut plus être vétérinaire mais artiste, t’imagines un peu le choc ? Je l’ai prévenu tout de suite, je lui ai dit que ce n’était pas parce qu’il loupait ses études de vétérinaire qu’il fallait comme par miracle vouloir être artiste ! Il ne m’avait encore rien prouvé à ce moment-là, il avait peint quelques toiles mais rien qui me laisse vraiment sur le cul tu vois, rien d’assez fort pour que j’aie envie de l’encourager dans cette voie. Je lui ai dit de finir son année et de me montrer un peu ce qu’il avait dans le ventre, avant d’engager quoi que soit dans une école d’art. Un jour, il me demande de lui donner un petit bout de polystyrène pour s’essayer à la sculpture, dans son petit studio à Strasbourg. Le week-end d’après il me ramène une sculpture, puis une autre le week-end suivant, puis une troisième… Là j’ai vraiment vu et ressenti quelque chose, j’ai vu qu’il avait la main, qu’il en voulait, qu’il y avait mis ses tripes et qu’il avait une capacité assez incroyable à voir la 3D, une capacité à sortir les formes, comme ça, avec 2 coups de crayon. J’y ai cru à tel point que je lui ai proposé d’exposer à mes ateliers ouverts cette année au mois de mai. Il a travaillé tout l’été dans l’atelier qu’il occupe désormais juste au-dessous du mien, et il a commencé l’école d’art LISAA en septembre à Strasbourg.»

Louis vend immédiatement les œuvres qu’il vient à peine de créer et la machine s’emballe… « J’ai vendu 2 fois ma panthère, 2 fois mon taureau, deux fois mon chat, j’ai vendu aussi le bas relief de Fanny alors qu’il était à peine au stade de la maquette. Ça m’a donné envie de travailler encore plus, d’apprendre de nouvelles techniques et d’en faire vraiment mon futur métier, même si c’est dur et que je risque de faire des traversées du désert et de vivre des moments compliqués à gérer. Je sais qu’être artiste c’est l’être à 100%, je vois bien que pour mon père ce n’est pas facile tous les jours, et c’est pour ça que j’ai  pris le temps qu’il fallait pour me décider, mais je me sens prêt à cette vie, et Fanny est bien consciente du chemin que je veux suivre» confie Louis, le regard pétillant.

 

Falcone, 20 ans, exposant à art3f

Ayant l’opportunité d’exposer à la troisième édition du salon international d’art contemporain art3f de Mulhouse, Louis crée des pièces sans relâche le soir et le week-end, afin d’être prêt pour cet événement. « En 9 mois je devais être prêt, j’avais une grosse pression mais j’ai adoré relever ce défi. Je remercie aussi mon père qui m’a aidé à gérer l’intendance et qui m’a soutenu dans les différentes étapes de ce projet ».

Falcone, anticonformiste ?

Pourquoi ? Parce que certaines sculptures nous font un « fuck » et d’autres nous mitraillent ? Non, Falcone n’est ni antisocial ni anticonformiste. « Je ne cherche pas à me démarquer par la provocation, même s’il y a un peu de provoc dans les œuvres de chaque artiste et dans l’esprit de chaque être humain ! Regarde ma première sculpture, elle s’appelle « Lucky » et c’est le nom de mon chat. J’ai eu envie de le sculpter parce que quand je le gratouillais derrière les oreilles, il fermait les yeux et baissait ses oreilles systématiquement. C’est anticonformiste ça (rires) ? Pour le taureau, ce qui m’intéressait c’était le mouvement du symbole de la marque Lamborghini. Ici, tu peux voir la sculpture de Fanny  en bas relief, quant aux « fuck », il me restait un jour un petit morceau de polystyrène et je me suis dit « fuck, je vais faire un fuck ! »

 

Falcone, un futur en relief ?

Si l’acte de créer passe pour l’instant par le travail de la matière, par le relief, si Montanaro père et fils utilisent les mêmes techniques, les mêmes matériaux et passent par les mêmes réseaux pour le finissage de leurs sculptures, Falcone risque fort de déployer très largement ses ailes lorsque le temps lui permettra : « après cette année d’études, je compte me lancer complètement et me consacrer exclusivement à mon art, envisager de nouvelles choses, de nouvelles techniques, et je sais que mon père m’attend au tournant, il ne me fera pas de cadeau s’il ne me sent pas investi et passionné par ce que je fais ».

J’ai cru apercevoir, au détour d’une visite à l’atelier, une œuvre monumentale en cours de préparation… un futur en relief semble parfaitement à l’ordre du jour !

Bien sûr, grâce à son père Louis a déjà une histoire.

Bien sûr, l’histoire de Louis est faite de couleurs, de matières à toucher, à découper, à transformer.

Bien sûr, l’histoire de Louis commence par une chaussette pleine de peinture, exposée dans l’atelier de son père.

Bien sûr, son histoire pourrait faire de lui « le Fils de… ».

Bien sûr. Mais ça serait mal connaître Renato et méconnaître Louis.

Il était une fois Falcone. Là commence l’histoire.

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